Mai 102011
 

En rapport avec ce que j’ai pu voir sur la couverture d’un magasine de programmes TV.

Dans ce dossier l’éditeur expose le fait que les séries policières diffusées sur les écrans exposent les gens à la violence, et de par son titre tant à dire de façon implicite qu’il faudrait que celà cesse.

C’est là qu’il y a un truc qui me turlupine, en effet si les séries policières ont envahi nos écrans c’est pour la simple et bonne raison qu’elles génèrent de l’audimat et donc leurs diffusion correspondent à une certaine « demande » de la part des téléspectateurs. Bien sûr dans le dossier ce ne sont pas les téléspéctateurs qui se plaignent de l’affichage quasi systèmatique de la violence dans les séries et/ou films.

Cependant je suis étonné de voir que cette violence puisse choquer, dans la mesure, où si je veux assister à la diffusion de cette dernière à la télévision il me suffit de regarder la télévision à l’heure où sont diffusés les journaux télévisés.
Dans ces derniers les journalistes nous soumettent des reportages dans les quels il n’est pas rare de voir des scènes de violence, cependant la diffusion de cette dernière dans ce cas est plus légitime dans la mesure où il s’agit de l’acheminement de l’information, de plus l’information est belle et bien réelle, il ne s’agit pas de violence inventée de toute pièce comme celle que l’on peut rencontrer dans les jeux-vidéos, où dans les fictions.

Je trouve un peu étrange de vouloir masquer une violence qui est fictive, alors que de l’autre côté on nous affiche une violence belle et bien réelle. Bien entendu l’argument classique pour justifier ce fait et de dire que si l’on affiche sans cesse la violence à l’écran on risque d’arriver à une banalisation de la violence, et à un phénomène pouvant conduire à une altération de la perception de la réalité (qui serait en partie dûe aux jeux vidéos).

Premièrement, la violence est banalisée lorsque l’on n’explique pas aux personnes à laquelle elles ont été confronté comment elle est arrivée, pourquoi elle a eu lieu, et comment y faire façe du mieux possible. C’est donc ici une question d’éducation, puisque tôt ou tard on est confronté à un fait violant, qu’il soit réel, c’est à dire auquel l’on a pû assisiter, ou bien relayé par un média tel qu’il soit. Partant de ce constat il faut donc expliquer aux enfants ce qu’est la violence et de cette façon les aider à la comprendre, au travers de cet enseignement pouvoir y faire façe de la meilleure façon possible.

Deuxièmement, l’altération de la perception de la réalité suite aux heures passées à jouer à des jeux vidéos, ou dans les films dans lesquels la violence est omni-présente n’est pas systématique, bien sûr il n’est pas bon de trop jouer aux jeux vidéos, faire des pauses pour se changer l’esprit et se dégourdir un peu les jambes n’est pas une mauvaise chose. Là encore – et à mon avis – les parents doivent faire autorité pour ne pas trop exposer leurs enfants à des heures et des heures de jeu vidéo, ou encore et suivant l’âge restreindre le visionnage de films non adaptés.

Le but étant toujours de faire prendre conscience aux enfants et ados les processus pouvant conduire à la violence, et leur apprendre du mieux possible comment réagir façe aux manifestations de violence aux quelles ils pourraient avoir à faire façe un jour.

Mar 132011
 

En rapport avec l’article sur lemonde.fr

Alors que l’éditeur français de jeux vidéo Ubisoft annonce, pour l’été 2011, la sortie mondiale de « Call of Juarez : the Cartel », les législateurs de l’Etat de Chihuahua ont réclamé fin février l’interdiction à la vente du jeu sur le territoire mexicain.[…]

Le problème, si il y en a un, n’est pas nouveau, ce n’est pas la première fois que la violence présente dans les jeux vidéo fait polémique. Sous des prétextes tels que « les jeux vidéos rendent viloents« , « les jeunes trouvent la violance normale après y avoir été confronté dans les jeux vidéos« , « internet rend les ados violents » (cf. PC INpact), …

Je pense que le problème ne vient pas des jeux vidéos si les jeunes sont violents, je ne suis pas un grand joueur de jeux vidéos, mais il m’est arrivé de passer du temps sur des jeux ou l’on utilise des armes, où l’on tire sur des gens, où il y’a des éffusions de sang … Et pour autant, je n’ai jamais eu envie de m’acheter une arme pour tuer quelqu’un, ou encore agréssé quelqu’un comme je l’aurais vu dans un jeu vidéo.

De plus, je trouve que l’on tape sur les jeux vidéos, alors que certains films n’ont rien à leur envier. Je pense que de voir de la violence dans les jeux vidéos n’est pas pire que de regarder un journal téléviser, où l’on peut voir des soldats tirer pour de vrai sur d’autres personnes, avec de vraies balle. C’est surtout un problème d’éducation, ça fait partie de l’éducation d’apprendre à ses enfants de ne pas être violent, de savoir se contrôler, d’apprendre à voir les choses avec une certaine relativité. Laisser son gamin devant la console c’est tellement plus facile…

De plus la violence que l’on dénnonce dans les jeux vidéo n’est pas toujours, comme le dit l’article du Monde, le fruit de l’immagination des scénaristes, les médias comme la télévision diffusent son lot d’images et vidéos violentes, la violence elle fait partie du quotidien de beaucoup de personnes, elle est malheureuseument encore trop pratiquée, et pas seulement à l’étranger.

Le problème ne me semble pas vraiment être la présence de la violence dans les jeux vidéos, les films, ou les médias, il me semble que parfois l’apprentissage aux jeunes de ce qu’est la violence, de comment elle est pratiquée, et comment faire la différence entre la violence des jeux vidéos, des films, et celle de la vie réelle, n’est pas fait, ou pas correctement.

 

Image : francoisrobertphotography.com

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