Août 132011
 

Les journaux télévisés diffusés sur toutes les chaînes de télévision sont des rendez-vous très suivis des téléspectateurs.

Si les journaux sont obligés, par leur devoir d’information, de communiquer les informations sur ce qui se passe dans le monde et en France, force est de constater que les rédactions ont l’art et la manière de présenter les sujets et de manifester un détachement quasi non humain envers certains sujets.

Exemple : « L’affaire DSK », affaire largement, sinon trop médiatisée, honnêtement est ce que cette affaire vaut le coup de filmer la façade d’un immeuble pendant des heures pour voir, ou apercevoir une personnalité, et se rendre compte que la personnalité en question attend les pages publicitaires (fric oblige) pour s’afficher sous les caméras… Certe l’information doit être relayée, mais de là à en manger à toutes les sauces et pendant autant de temps… C’est la le problème de la pertinence de l’information, dans certains sujets, comme cette affaire par exemple, on assiste à des directs et des directs, et des reportages sur la dite affaire à chaque journal télévisé ou presque.

Stop, trop d’info tue l’info, j’ai l’impression parfois d’assister à de la télé-réalité en regardant certains journaux télévisés, mettant en avant les sujets qui génèrent le plus d’audience ou sont susceptibles d’en générer. Comment se fait – il que pendant des semaines les médias me bassinent avec D.S.K. alors que pendant ce temps des gens meurent de faim en Afrique à cause de la famine qui fait râge ? Cette famine ne sera relayée que plusieurs semaines après, alors que les actualités qui faisaient le buzz des semaines précédentes s’éssouflent un peu, histoire de changer, ou de se donner bonne conscience…
Autre exemple, qui à d’ailleurs été repris par le Petit Journal sur Canal+, l’interview de Lady Gaga, artiste que je n’aurais pas à vous présenter, parce qu’elle est très connue, et parce que je ne saurais pas le faire. De le journal où se tient l’interview,

Un point de vue selon lequel l’information doit être rentable en terme d’audience…

 

Bon après il y a le détachement des médias. Je précise que j’exprime ici une impression personnelle, qui n’engage que moi bien sûr, vos réactions seront appréciées dans les commentaires ^^.
Mise en situation : le J.T. commence, générique et  » Mesdames, Mesdemoiselles, Monsieurs, bonsoir… « , les titres sont énoncés, en principe on met en avant les titres les plus récents, les plus dramatiques si l’actualité en offre. Début des sujets sérieux, telles que catastrophes, homicide, enfin les affaires du genre… Ensuite, et sans transition, les sujets plus familiaux arrivent, « Comment sont produits les vins régionaux », « Comment M. X élève ses bêtes », « Où passer ces prochaines vacances », …
Le problème n’est pas de présenter des sujets plus réjouissants, mais ce qui me choque c’est le détachement des présentateurs vis à vis de certains sujets – je comprend tout à fait qu’ils sont là pour faire leur travail, et qu’ils ne peuvent pas toujours exprimer à l’antenne leurs opinions personnels – mais j’ai parfois l’impression qu’ils font preuve d’un détachement remarquable vis à vis de la gravité de certains sujets. Cependant d’un autre côté, cela permet de faire un contraste entre les divers titres d’actualité.
Je comprend aussi tout à fait qu’il faille offrir aux téléspectateurs un peu de, comment dire ?, sujets moins graves, pour démontrer que tout ne va pas trop mal. Enfin, il paraît…

Je regrette donc un peu que parfois les rédactions affichent un peu trop en avant des informations pas forcement si importantes qu’elles pourraient paraître, que certaines actualités nous soient resservies, encore et encore pendant des jours et des semaines jusqu’à ce qu’elles ne fassent plus le buzz médiatique, ou que parfois je puisse avoir l’impression que les informations dérangeantes, ou graves soient mises de côtés, car pas assez génératrices d’audience.

Mar 302011
 

En réaction à ce tweet :

Les allemands veulent couper les scènes où Omer Simpson fait une connerie nucléaire. Ça devient un peu ridicule là ça reste un dessin animé !!

Vous aurez peut être aussi entendu parler du repport d’un jeu vidéo Disaster Report 4 (voir un article), suite aux récents évenement au Japon.

Bon, en ce qui concerne le jeu vidéo je veux bien croire que l’éditeur ait pu penser bon d’annuler / repporter la sortie de son jeu, pour ne pas choquer les esprits, même si je pense que c’est surtout pour leur image de marque qu’il ont du avoir peur.

En revanche les Allemands qui veulent couper les scènes de la série les Simpsons relatives aux incidents nucléaires provoqués par le héro de la série me parrait complétement injustifié, et dangereux.
Injustifié parce que le principe d’une fiction est de permettre des choses qui ne sont pas possibles dans la vie de tous les jours, de plus la série est une satire, ou un certain nombre de scénarii exploite le caractère absurde de situations ou de comportements réels.

Vous vous demandez peut être pourquoi je qualifie de dangereuse cette idée, c’est relatif bien sûr, mais je la qualifie comme telle car il n’est pas bon d’adopter la politique de l’autruche. Lorsqu’un évenement intervient tel que celui relatif à ce qui se passe au Japon en ce moment, ne devrait on pas en tirer des leçons plutôt que d’essayer d’effacer les traces des problèmes rencontrés.

Cet incident est arrivé, et maintenant la meilleur chose qui soit à faire, en dehors d’epèrer que la situation s’arrange, c’est de tirer des leçons de ce qui se passe, analyser les liens de cause à effet, de voir ce qui a été fait, ce qui ne faudrait pas refaire, ce qui aurait pu être fait (si il y avait quelque chose à faire). Mais surtout ne pas chercher à éffacer les traces d’une catastrophe, l’adage dit « A quelque chose malheur est bon » bien que dans ce cas de figure on puisse avoir du mal à trouver ce qui peut être bon, je pense que l’on peut au moins en tirer des apprentisages.

La pire chose qui peut, à mon avis, être faite, est de chercher à oublier son histoire, dans ce cas l’événement au Japon, car si l’on oublie ses erreurs on s’expose d’avantage à les reproduire un jour.

 

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